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 Noxtral, du sang sur les mains

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Noxtral
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Bélier

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Date d'inscription : 07/06/2016
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MessageSujet: Noxtral, du sang sur les mains   Mar 28 Juin - 8:40

« Entrez, entrez dans notre échoppe ! Pour une somme modique, devenez millionnaire ! »

Astrub.
Ses pious, ses aventuriers débutants qui pour certains ne dépasseront jamais les remparts, ses arnaqueurs, ses vendeurs à la sauvette, ses mendiants...
Une ville très agitée, retentissante de centaines de voix, tantôt vindicatives, tantôt suppliantes.
Elles discutaient, marchandaient, vantaient leurs produits, réclamaient quelques attentions...

- Vous n'auriez pas une potion pour Bonta ou 100 kamas ?
- Je vous débarrasse de vos objets inutiles et encombrants, n'hésitez plus ! -- Allégez votre esprit en même temps que votre sac !
- Vazy noob tg. Tfason, tu parle come ds lé livre...

Ah oui ! Astrub et ses Bworks, évidemment.
Comment les oublier ?
Ce n'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un monument de faune locale (aucun lieu en Amakna n'étant vraiment épargné) mais sa concentration est impressionnante dans cette ville.

C'était un joli début de soirée d'automne comme on n'en voit que dans les peintures romantiques.
Tout fraîchement débarqué de Bonta, le voyageur déambulait sur la place du marché, toute proche du Zaap.
Ses yeux détaillaient tout ce qui passait à leur portée.
Enivré par la foule, les odeurs de nourriture et le bruit, sa prudence fondit comme les neiges de Frigost sous le soleil de Moon.
Le jeune homme s'arrêta un moment et regarda une danseuse aux cheveux aussi noirs qu'une nuit sans lune.
Il n'était pas le seul à s'être arrêté devant le spectacle plus que ravissant, la foule était plutôt compacte.
Un coup dans le dos lui fit perdre l'équilibre un moment et il porta instinctivement la main à sa ceinture.
La bourse contenant son argent n'y était plus.

Le Bontarien sortit de la foule comme une furie et regarda autour de lui.
Il était hors de question qu'il perde cette bourse, elle contenait tout ce qu'il possédait encore.
C'est en sentant la colère et la frustration enfler en lui qu'il vit un enfant émerger du même attroupement que lui.
Le gamin détala comme seuls savent le faire les coupables de quelques bêtises.
Le touriste n'y réfléchit pas à deux fois avant de se lancer à sa poursuite. L’enfant ne devait pas avoir plus de huit ans, il se faufilait entre les personnes sur la place avec une agilité rare, slalomant entre les jambes et les étals.
Il avait l’avantage de sa petite taille et de la parfaite connaissance du terrain.
Le parcours de son poursuivant était bien plus chaotique, il pestait contre la population trop dense et bousculait les gens sur son passage autant qu’il l’était lui-même.
A chaque fois qu’il pensait gagner un peu de terrain, quelqu’un traversait devant lui, lui bloquant quelques instants la vue ou le passage.
Instants trop précieux pour qu’il se permette de les perdre.
Alors qu’il commençait à perdre espoir de remettre la main sur son bien, il vit l’erreur qui sonnerait la perte du coupe-bourse en herbe.
Il vit le garçon (du moins, il supposait que s’en était un) sortir de la place du marché et s’engouffrer dans les rues d’Astrub.
C’était sa chance !
En terrain dégagé, il n’avait aucune chance d’échapper à un adulte.
L’enfant prit une rue à droite et puis une autre dans la même direction et s’arrêta un moment pour jeter un coup d’œil derrière lui, juste le temps de s’apercevoir que son poursuivant non seulement n’était pas semé, mais surtout gagnait du terrain.
Il reprit sa course comme un tofu fuyant un chacha.
Le Bontarien ne sût jamais si c’est la panique ou l’inconséquence de son âge qui poussa l’enfant à s’engager dans cette ruelle…
Il entendit juste un juron presque crié et arriva dans le cul-de-sac à sa suite.

- Ce n’est pas possible…, gémit le touriste

Il fouilla la ruelle en vain, il ne trouva ni passage, ni plaque d’égout, ni fenêtre…
Les murs étaient trop hauts et ne permettaient pas l’escalade.
Il l’avait perdu, par quels shushus étaient-ce possible ?
Il l’avait vu tourner dans cette ruelle, il en mettrait sa main à couper mais il devait se rendre à l’évidence, l’enfant s’était évaporé et sa bourse avec lui. Il fit demi-tour et sortit de la ruelle, le pas las.
Le voyageur céda au désespoir, il avait tout vendu, il avait toute sa fortune dans une même bourse de cuir et on lui avait prise.
Il serra les poings, ses dents grincèrent.
Ce gosse ne pouvait pas s'être volatilisé, il n'avait même pas l'âge de vénérer le Roi-Dieu.
Il retourna dans la ruelle, bien déterminé à n'en sortir qu'avec son bien.
Il reprit son examen minutieux de l'endroit mais une fois encore, il ne trouva aucun passage.
Il s'assied sur une cagette vide au milieu du cul-de-sac, observant les briques devant lui comme s'il cherchait à les traverser.
La nuit tomba vite et la solution s'imposa à lui, évidente, lumineuse ou plutôt l'inverse.
Le jeune homme se retourna plusieurs fois pour en être certain de son idée.

- Pourquoi cette torchère ne s'allume pas comme toutes les autres l'ont fait ?

Il tendit la main et la tira vers lui.
Un cliquetis mécanique et un pan du mur pivota offrant un passage assez large pour permettre à un adulte de se tenir debout, mais il ne fallait pas être trop grand non plus.
N'écoutant que son inconscience, le jeune homme s'engouffra dans le corridor.

L'escalier semblait ne pas avoir de fin, il s'élargissait à mesure qu'il avançait. Le passage n'était pas non plus du noir de poix auquel il s'était attendu, ce qui ne l'avait pas empêché de trébucher à plusieurs reprises.
Un bruit étouffé de discussions lui parvint, le Bontarien le suivit et il ne pût que s'apercevoir que les voix, de plus en plus audibles, s'accompagnaient d'une lueur diffuse.
Il observa le passage, la lumière passait entre les lattes d'une porte en bois de fortune.

- Tu es perdu, on dirait, mon angelot...

La voix surprit le jeune homme qui se retourna d'un bond et se retrouva face à un disciple de Zobal.
Les jeux d'ombres donnaient au masque un aspect encore plus effrayant...

- Je..., entama le Bontarien
- C'est qu'on a rarement de la visite, pour sûr, et qu'on l'apprécie peu

Le Zobal obligea son interlocuteur à reculer, par son simple mouvement. Plaqué contre le mur, l'intrus ressentait la peur des proies acculées attendant leur sort.
Une main le prit à la gorge et le précipita sans ménagement à travers la porte qui ne pouvait en supporter autant.
Le voyageur se retrouva durement précipité sur les dalles de pierre qui composaient le sol, accompagné par des débris de bois.
Le Zobal entra à sa suite et hurla :

- On a de l'emplumé pour le dîner !

Malgré la douleur qui lui lacérait le dos, le jeune homme ouvrit les yeux et découvrit par la même le groupe de ses ravisseurs.
Deux adolescents bien battis lui lièrent les mains dans le dos et le relevèrent sans ménagement, des enfants de Iop, sans conteste.

- Bienvenue à la Cour des Miracles, les chefs vont être ravis de te connaître !, dit l'un de ses gardes sans prendre la peine de dissimuler le sarcasme de sa voix.

L'endroit où il se trouvait, était surprenant, à tel point qu'il ne pût s'empêcher d'écarquiller les yeux et d'ouvrir la bouche comme une truite sur l'étal des pêcheurs.
C'était un village sous la ville, certes miteux mais un village tout de même.
La pièce était immense, la hauteur sous plafond à sa mesure...
Plusieurs dizaines d'âmes semblaient vivre dans cet endroit, une petite centaine peut-être.
Il n'avait pas la tête assez claire pour être sûr de son estimation.
Il n'y avait pas de maisons bien évidemment, enfin pas comme on les conçoit habituellement, des assemblages de planches de bois, de troncs de kokoko, de toiles aussi diverses que multicolores formaient des abris ou des tentes, plus ou moins spacieux.
Des cagettes, des fûts, des étals vendant comme les marchés de surface les produits du jour.
Un bric-à-brac de récupération et d'ingéniosité.
Le Bontarien passa près d'une table où un Ecaflip plumait un borgne aux dés, la tente devant laquelle ils jouaient, était bondée...

- Une taverne... ? … Je dois halluciner..., finit-il par se dire

Autour de lui, couraient des enfants de tous âges, perdus entre la curiosité et l'inquiétude.
Bien plus palpable était la méfiance, dans les regards des adultes qui le regardaient s'avancer au milieu de leur refuge.
La lumière aussi... il s'en rendit compte, était présente.
Il était sous la ville avec aucun accès à la lumière naturelle, ni meurtrière, ni puits de lumière et pourtant, il faisait clair dans cette cour.
Il entreprit pour se distraire l'esprit de s'appesantir sur le sujet.
Des miroirs, un jeu de reflets permettait aux torches et feux d'éclairer la quasi-totalité de la pièce.
Cependant, l'urgence de la situation revint s'imposer à lui avec véhémence.

- Vous allez vraiment me bouffer ?, demanda-t-il, incrédule

L'adolescent à sa droite, un jeune homme blond avec une cicatrice en travers de la joue, ne pût réprimer un sourire amusé qui eût le mérite de soulager un peu l'intrus.
Mais ce soulagement fût de courte durée, lorsqu'on l'arrêta et le fit s'agenouiller devant une tente qui tant par sa taille, que par la qualité des étoffes qui la composaient, n'avait rien à envier aux tentes des garden-party de la noblesse bontarienne.
Une créature dotée de longues cornes l'attendait de pied ferme, un Sram semblait-il, les bras croisés, le regard sévère, il avait dans le dos une faux des plus affutées.
L'étranger sentait une multitude de regards posés sur lui et sur ce qui semblait être le meneur de ces lieux et le protecteur de cette populace des bas-fonds astrubiens de toute évidence.

- Pas la peine de me plumer pour me faire rôtir, un de vos protégés s'en est déjà chargé, tenta-t-il

Le disciple de sram resta impassible, continuant à le dévisager avec application.
Un enfant s'approcha du maître des lieux lui chuchotant quelque chose à l'oreille : c'était son voleur.
Le Bontarien esquissa un mouvement pour se lever, il fût rapidement ramener à sa position initiale.
C'était une petite fille, remarqua-t-il, lorsque les yeux d'ambre de l'enfant surpris le regardèrent.
Le Sram fit signe au Bontarien de le suivre, on le détacha et il s'exécuta sans rechigner.
L'enfant lui rendit sa bourse et disparût dans la foule avec une mine contrariée.
Il entra dans la tente, la bourse dans les mains, la tête complètement embrumée.
Le cornu lui tournait le dos, sortant une bouteille de rhum d'un coffre d'oliviolet massif.
D'autres personnes se tenaient là, sur des coussins ou des banquettes. Ce n'était pas des traînes-misères, cela se sentait à leurs attitudes.  
Elles arboraient toutes ce blason, de sable avec une torche rouge.
Un disciple de Sacrieur était en pleine discussion avec une femme à la queue de diablotin, ils s'interrompirent à son arrivée.
Une autre à la chevelure rousse fit signe au visiteur de s'asseoir et lui tendit un verre, aucun ne lui avait encore adressé la parole.
Le captif se mit à trembler, il cru reconnaitre là d'anciens Shuligans, une terrible organisation criminelle que l'on disait dissoute.
De toute manière, il ne se souviendrait pas de cette soirée.

Le Bontarien ne sût jamais si on l'avait drogué, si on lui avait fait boire une potion d'oubli, si le rhum avait fait le travail seul ou si ce n'était qu'un rêve de beuverie trop réel...
Lorsqu'il essayait de se souvenir de cet endroit, ne lui revenait que des relents d'alcool, le souvenir d'une voix aussi rauque que le tonnerre, de rires. Il s'était réveillé le matin, dans la Taverne de Tek, la tête aussi lourde que vide.
La lumière du jour lui faisant souffrir mille tourments, les oreilles bourdonnantes, l'aubergiste lui réclamant son dû pour la soirée...


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