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 [Background - naissance] Nysera

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Mirye
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MessageSujet: [Background - naissance] Nysera   Sam 17 Sep - 13:39



• Introduction




Des pages arrachées, froissées, le témoignage d'une femme fatiguée, la tête pleine de ces souvenirs, de cette petite Nysera.



An 640 – C'est le début du mois de la Lyre, l'équivalent de fin Javian. Une enfant aux cheveux roux et hirsutes trempe ses mains dans un petit pot de terre cuite remplit de couleurs et se barbouille le visage en riant.


« Regarde Cayran, je suis une guerrière qui brille ! »


Le vieux précepteur, mon mari, sourit et retourne à son ouvrage. La confection de l'instrument piégé était toujours confiée au disciple de Sram puisque ses longs doigts expérimentés inspiraient confiance. La lyre est de facture simple : Une caisse de résonance en carapace de tortue puis une membrane vibrante en peau de bouftou tendue sur le côté concave avec de petits piquets en os, les cordes en boyau sont fixées au chevalet de roseau. La partie la plus délicate, c'est quand il faut la fourrer de dynamite et c'était ça qu'il préférait.

Le Clan ne possédait qu'une vague notion du temps et les familles se plaisaient à inventer leur propre calendrier, basé sur les méfaits et ouvrages à renouveler.


Nous sommes au-delà de la mer Kantil, outre les terres glacées et les abysses interminables, au sud-ouest de l'île de Mynia. La région était plate, clairsemée d'ajoncs desséchés et de plantes grasses à ras du sol. Ça et là de rares bras d'eau immobiles luisaient faiblement sous un soleil cruel entre de grandes étendues de terre grise et lisse comme de la boue séchée.

Le désert était mortel, trompeur, au moindre faux pas les pellicules de croûte illusoirement solides s'effritaient pour dévoiler bourbiers et sables mouvants si bien que la plupart préféraient se laisser mourir de soif plutôt que d'approcher.

Pour rejoindre la mer il fallait traverser les dunes côtières : Des corps interminables de sable rougeâtre dressés vers le ciel, propices aux histoires de fantômes et aux légendes locales.



L'enfant s'appelait Nysera et à cette époque, elle avait huit ans. Un petit brin de femme tout en longueur, grande pour son âge. Des pommettes accentuées, un regard en amande vert lichen teinté de quelques tâches plus sombres et un visage aussi fin que celui de sa mère, encadré par une courte tignasse rousse.

Elle était vive, elle était choyée, elle était soigneusement entourée des meilleurs et elle était la fille cadette du couple dirigeant de notre Clan. Nysera, fille de Liophé morte en couche et d'Harval, jeune sœur et promise de Drahzel. Cela peut sembler curieux mais la famille qu'ils incarnaient était soumise à des traditions strictes et il apparaissait évident que le meilleur mariage possible était le mariage intra-purs.


Très peu porté sur les alliances diplomatiques, le Clan n'était pas là pour s'agrandir mais pour régner sur le désert et nous, nous étions les maîtres des dunes.


Je me souviens. Elle décorait ses poignets de perles dorées et ses vêtements de coquillages nacrés. Elle faisait sécher des fleurs sous son oreiller et racontait qu'ainsi ses rêves le lendemain pouvaient se réaliser. Mais sous ses airs de petite princesse rieuse il y avait un quelque chose qui nous forçait au respect, un quelque chose aux relents de secret et pas un ne pouvait lui attribuer de mots mais il était là, palpable.

C'était autre chose que l'évidence de son potentiel, autre chose que la vérité vraie qu'elle était meilleure que ses aînés à l'arc ou qu'elle se déplaçait avec une endurance déconcertante pour son âge.





Et ce quelque chose un jour je l'ai vu...




Okibé - vieillarde du désert.


Dernière édition par Nysera le Mar 22 Nov - 15:11, édité 2 fois
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Mirye
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MessageSujet: Re: [Background - naissance] Nysera   Sam 17 Sep - 13:44




Liophé et la folie



An 631 - Avant Nysera

« Pas enceinte, madame. »

« Et cet héritier Liophé ? »

« Vous savez, la fertilité dans les dunes... »

« Ah.. Charmant bébé oui.. Adopté ? »



Un sursaut, elle se redresse. Des sueurs glacées s'écoulent le long de sa colonne vertébrale et imprègnent la soie de sa nuisette ocre. Ses longs doigts se posent sur ses yeux et elle reste là quelques instants assise dans le noir à faire le vide, à supplier la paix. Le souffle régulier d'Harval endormi près d'elle l'agace au plus haut point. Ses pupilles s'étirent en fines aiguilles et sa vision en un battement de cils s'habitue à l'obscurité. Le visage de son mari respire la tranquillité, la satisfaction et peut-être pire encore, le bonheur. Les muscles de Liophé se tendent et sa haine la fait souffrir tant elle réclame justice. Un soupir, le Chef s'éveille et dans un sourire mielleux il lui demande d'une voix grave pleine de sommeil :


« Tu ne dors pas mon cœur ? »


D'un mouvement gracieux elle écarte le drap de ses jambes dénudées et quitte le lit sans un mot. Non elle ne dort pas. Pas plus que les nuits précédentes, pas plus que les nuits à venir. Une question sotte aux relents de politesse. Et lui, pourquoi dort-il ? C'est cette question-ci qu'il faudrait poser. Elle s'enfonce dans les couloirs déserts d'un pas rapide et ses cheveux roux battent et virevoltent dans son dos en rythme. Elle se retient de hurler et c'est au milieu d'une nuit bien entamée que Liophé à nouveau se lamente.


« Pourquoi dors-tu Harval ? Pourquoi ce calme, pourquoi accepter ou même tolérer ? Ta sœur, femme et partenaire ne te donne pas cet héritier et dans un élan de .. De quoi, de bienveillance ? D'amour soudain ? De pitié ? Tu apportes un bébé et lui offre l'éternité, le plaçant dans mes bras, lui offrant notre nom, m'imposant de l'aimer. Serein tu le regardes grandir et avec les années oublies la vérité, mais moi pas. »


Elle s'arrête devant une porte entrebâillée finement sculptée et ses pupilles vertes teintées de sang fixent le petit garçon assoupi dans son lit. Un peu moins de la dizaine, un physique quelconque, un teint mat propre au désert et des traits que Liophé ne reconnaît pas. L'impureté innocente, impossible pour elle de l'appeler fils, impossible pour elle de le prendre dans ses bras. Il n'est pas d'elle et il symbolise son échec, sa honte. Tout bas sans réprimer son mépris elle répète son nom.


« Drahzel.. »


Des larmes s'écoulent sur ses joues et une douleur familière lui prend la gorge et étouffe son cœur. Elle suffoque et s'écarte de la chambre de l'enfant pour ne pas le réveiller. De l'air, il lui faut de l'air. Liophé reprend sa traversée, une porte, des arcades, une autre porte et enfin l'extérieur. Elle s'arrête devant le palais de la famille dirigeante qui est la sienne et contemple les maisons des Myniens couvertes d'un sable agité. Le vent souffle, il emporte avec lui des pans de dunes et griffe le visage de la belle d'une gifle brûlante. Elle s'en moque. Elle bascule sa tête en arrière et se permet enfin de hurler, qu'importe que son peuple entende ses cris, qu'importe tout, si la terre est sourde à ses peines elle regardera le ciel.


Sa voix tremble et il lui faut faire un effort pour articuler sa question.


« Pourquoi... ? De toutes ces femmes qui s'étendent à mes pieds tu pouvais choisir, cueillir et abattre ton malheur sans que je ne vienne m'en  indigner.. Mais tu t'es aussi tourné vers notre pureté et tu condamnes la lignée... Mon sang ! Le sang qui règne sur cette île et protège ta demeure ! Pourquoi me faire ça à moi AZROTHAR !? »

Son visage se tord et ce ne sont plus quelques larmes mais un profond sanglot qui soulève sa poitrine et trempe ses mèches de cheveux collées. Des sillons translucides sur ses joues, son regard accuse et ses mots cognent.


« Je n'élèverai pas ce fils de rien ! Je n'aimerai pas ce corps qui ne vient pas du mien ! Si tu ne m'accordes pas la chance d'être mère je soulèverai les armées et dans une rage aveugle je fracasserai mes hommes sur tes bâtisses et graverai ma rancœur dans tes murs ! SI LE MAL DU DÉSERT EST RÉEL, QU'IL ENTENDE MON APPEL ! J'embraserai chaque grain de sable de cette île et j'étendrai ma folie au-delà des côtes, au-delà des mers, tu seras maître d'une île dévastée au cœur de ta cité souillée ! Souillée du sang des Myniens ! Tes enfants ! Pour MON enfant ! »


Elle tourne son regard vers le centre de l'île où une forêt improbable et luxuriante s'étend. Une flore défiant toute logique, une jungle interdite à tous, renfermant en elle la demeure de Celui auquel on croit sans le dire. Elle a de la fièvre, sa vue se brouille et le vent souffle de plus belle en guise de réponse. Son vêtement de nuit se déchire et sa peau se lacère mais elle poursuit.


« JE TE DÉFIE ! »
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Mirye
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MessageSujet: Re: [Background - naissance] Nysera   Sam 17 Sep - 13:48



• Le Mal du désert.






Ses protestations s'éternisaient et les plus sages d'entre nous avaient fermé leurs volets, restant sourds aux blasphèmes de la Reine. Les plus effrayés eux, ils priaient. Ils priaient pour que tout s'arrête, qu'elle se taise, ils priaient pour que le Mal n'entende pas...



Un pan du rideau écarté, l'enfant du haut de la fenêtre de sa chambre suit des yeux la marche de Liophé. Elle a cessé de pousser ses cris qui l'avaient tiré du lit et sans rien à ses pieds elle s'enfonçait dans le désert encore endormi. Des accusations qu'il ne comprend pas, une légitimité qui à ses jeunes yeux ne signifie que peu et pourtant il le sait, cette femme ne l'a jamais aimé. Son petit poing se referme et nerveusement il se met à mâchonner l'ongle de son pouce. Elle avance inexorablement contre un vent déchaîné qu'elle ne semble pas sentir. Une forme indéfinie à peine éclairée par la lune qui insiste, poursuit, conduite par un caprice dangereux.


« Est-ce que je dois réveiller père... ? »


Témoin de cette folie Drahzel se noie dans le doute quant à la marche à suivre. Les pas de la Reine étaient dirigés vers la forêt et un Mynien qui franchit cette limite est un Mynien condamné à mort. C'était connu, c'était écrit, pourquoi ne s'arrêtait-elle pas ? Elle connaissait la loi, cette règle qui remontait à si loin. Taire son affront ou avertir Harval ?

Plusieurs fois il se retourne vers l'entrée de sa chambre inquiet de ne plus y être seul, mais personne.


« C'est interdit.. C'est interdit.. Arrête Liophé ! »


Il plaque ses mains à plat contre la vitre et son nez rejoint celui de son reflet. Un nuage de buée s'y dépose, la voix ne porte pas. Il tambourine mais rien n'y fait. Drahzel tourne alors les talons.



Quelques gestes précipités, l'enfant s'habille avec hâte et garde à la ceinture une courte épée finement travaillée. Un cadeau d'Harval, c'était pour lui qu'il faisait ça. Un élan de courage, ses lèvres s'étirent peu à peu en un fin sourire et doucement la certitude de faire la seule chose à faire prend place. Non il ne demanderait pas à son père adoptif de choisir entre elle et son devoir, il la ramènerait et personne jamais n'en saura rien.


Il s'approche résolument de sa porte puis s'arrête. Aucun mouvement, figé. Sa respiration s'accélère et les flammes des bougies sur sa table de chevet se mettent à tournoyer comme affolées. Les ombres du mobilier dansent et l'évidence est là, pesante, quelque chose l'observe dans son dos. Drahzel n'est pas un enfant taillé pour la bataille, Drahzel au grand désespoir de chacun n'est pas le digne fils d'Harval mais pourtant c'est la main sur le manche de son arme blanche qu'il se décide à faire face.  


« Q.. qu.. Qu'est-ce que.. ?! »



Sa bouche se tord sous la volonté de hurler à l'aide mais c'est à peine un souffle étranglé qui s'échappe d'une gorge comprimée par la peur. Quelque chose se tient derrière la fenêtre. Un corps noyé dans les ombres, se fondant avec l'obscurité de l'extérieur. Une silhouette enveloppée de brume noircie, deux yeux creux fixés sur l'enfant paralysé. Il traverse la fine barrière de verre sans un son. C'est gigantesque, une odeur de sable chaud envahit la chambre mais c'est la température régnant soudainement qui obstrue les réactions de Drahzel. Une vague de chaleur s'abat sur son corps et le cloue au sol. Il tombe à genoux et halète tandis que la créature troque son voile contre une carapace de feu.


« R'oroa o noamromoa noas.. r'oroa mosomoa aa.. r'oroa so oaamoa o au lia'aum ar somoa méa'rlnosé »



La voix ricoche dans son crâne et lui arrache un gémissement plaintif. Il acquiesce avec la force du désespoir sans se demander comment il parvient à saisir le sens des mots prononcés. Des larmes s'échappent de ses yeux et s'évaporent avant d'avoir touché le sol. Quelques gouttes de sang s'écrasent sur la moquette, son cœur bat à ses tempes et des vertiges le saisissent. Sa langue asséchée passe rapidement sur ses lèvres meurtries et il parvient à faiblement articuler :


« D'ac..accord.. d'accord... »




La fraîcheur de la nuit revient. Les bougies sont totalement consumées et la cire coule mollement sur le bois du petit meuble. Il relève la tête et reprend peu à peu sa respiration, plus personne.
Il se redresse et sort sa lame de son étui de cuir pour la laisser tomber à ses pieds, les yeux perdus vers le ciel, la vue à nouveau dégagée.



Qu'importe ce qu'il adviendrait, qu'importe ce que c'était, qu'importe Liophé. Drahzel cette nuit retournera se coucher. En silence.
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Mirye
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MessageSujet: Re: [Background - naissance] Nysera   Sam 17 Sep - 13:51



• Grossesse défendue





Et ce furent les jours les plus sombres des dunes. Des jours transformés en longs mois, mois de peine, mois de traque, chagrin et doutes. La fureur, Harval pointe du doigt toutes les directions et déverse ses hommes armés. Toutes, sauf celle de la Cité. Les batailles triplent, un lourd silence se creuse sur le village. Impossible de dire nos craintes à voix haute. Des condamnations pour les faiseurs de rumeurs, des condamnations pour l'enfant qui les écoute, condamnations pour la mère qui laisse faire, condamnations pour le vieillard et ses livres. Bientôt c'est l'existence même du Mal qu'il nous a fallu bannir. On a brûlé les écrits et on a attendu le retour d'une Reine disparue. Qui à ce moment aurait osé avancer l'idée que celle-ci était en Sa compagnie ?



Drahzel dans le petit bureau fait ses lettres. Accompagné du précepteur Cayran il s'applique sans un bruit et sa plume inlassablement va et vient sur le parchemin finement travaillé. L'enfant s'était enfermé dans un mutisme que l'on excusait par l'absence de sa mère adoptive. Il ne regardait plus par les fenêtres, sans doute une manière d'étouffer son tourment. Parfois, on essayait de le faire rire. Il s'excusait d'un sourire las, un sourire qui signifiait : « Pas la peine, j'ai trop à penser et je veux le faire seul. »




Au cinquième mois les aînés des familles du Clan ont commencé à contester les décisions prises. Il fallait tourner la page et penser économie. On ne pouvait pas se permettre de soutenir un rythme de chasse et de guerre, équiper à la fois ceux qui partaient au combat et ceux qui retournaient le Désert, en vain. Harval devait se reconstruire. « Pensez à votre fils » ils lui disaient. Et le Sang-pur fatigué répondait : « Elle ne l'a jamais aimé. ».


Au sixième mois des tempêtes de sable répétées. Violentes, elles crevaient les toitures et desséchaient les corps. Les denrées se faisaient rares, les humains reculaient trop profondément dans les Terres et nos Myniens à nous poursuivaient l'obsession d'un mari brisé. « Il faut trouver de l'eau et de la viande Harval. », il passait ses mains sur son visage en secouant doucement la tête. « Non, il faut trouver Liophé. »



Puis au septième mois, au milieu de l'après-midi, ils l'ont rapportée. Trouvée à errer au milieu de rien, incapable de retrouver son chemin. Les Myniens ont accouru en criant son nom et ce jour-là toutes les maisons sont restées grandes ouvertes. Le retour de Liophé.


Les traits creusés, le visage complètement amaigri. De larges cernes noires sous des yeux enfiévrés, les lèvres gercées et les jambes tremblantes. Elle portait une robe pourpre et des souliers de cuir et elle riait. Un rire qui nous a tous figé. On échangeait des regards gênés et la Reine au milieu soutenue par les soldats ne s'arrêtait pas. Harval est arrivé en courant et on s'est écarté pour le laisser passer, il était suivi par Drahzel, moins pressé. Il l'a prise dans ses bras avant de tomber à genoux avec elle, secoué par un sanglot trop longtemps retenu. Il caressait ses cheveux rêches en remerciant son équipe qui s'est reculée, leur laissant un moment à eux.



Ils sont restés un moment au sol à échanger quelques baisers. Nous on attendait. Il y avait ce malaise qui grimpait et on avait du mal à se réjouir de la réapparition de la Reine. Un pressentiment écrasait le soulagement qu'on essayait pourtant de simuler au mieux par le biais de quelques sourires forcés. Ils se sont relevés et là, on a compris. On a tous compris et Drahzel lui était le seul à continuer de sourire. Liophé était enceinte. Il a baissé les yeux sur son ventre et les a remonté sur son visage, chargé d'interrogations. Mais elle s'est remise à rire et son bonheur était si flagrant, si poignant, qu'il n'a posé aucune question.


Un frisson a parcouru l'ensemble des Myniens rassemblés. Quelques protestations rapidement canalisées par les soldats, puis à nouveau ce silence. Elle rayonnait et nous, nous étions paralysés. Un contraste de taille, les secondes se sont mises à ralentir et Harval enfin, l'air de rien, l'a invitée à rentrer à la maison, main dans la main. Après quelques pas elle l'a arrêté.

Il s'est tourné vers elle et elle a prononcé ses premiers mots :



« Elle s'appelle Nysera, c'est ma fille, Il me l'a promis. »
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MessageSujet: Re: [Background - naissance] Nysera   

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[Background - naissance] Nysera
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